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Littoral héraultais : le Département mise sur le « beachnourishment »

Le-Grand-Travers.jpg Le Département de l'Hérault s'est associé à 8 partenaires et voisins méditerranéens, soucieux comme lui de préserver leur littoral (grecs, italiens, espagnols, chypriotes et croates) pour lancer en avril 2009 le projet Coastance. Son objectif : étudier l’impact du changement climatique sur les côtes en terme d’érosion et de submersion marines, de gestion des sédiments et d’impact environnemental des ouvrages côtiers sur ce milieu sensible. Ce projet d’un montant de 1,8  M€ et soutenu à 75%  par le programme européen MED,  durera 3 ans.

 

Ils se réuniront vendredi 22 janvier à l'Hôtel du Département à Montpellier pour faire le point sur l’avancement du projet et mettre l’accent sur le thème du rechargement de la plage avec du sable marin puisé au large : le « beachnourishment ».

 

Le Département de l’Hérault, concerné par la problématique des phénomènes d’érosion et de submersion marines sur son propre littoral, s’est engagé dans le projet Coastance à hauteur de 270  000 €. Il est l’un des 4 partenaires « moteur » du projet et responsable de la composante sur les risques côtiers.
Le littoral héraultais, plat et sableux, est très sensible au changement climatique. Or, il représente un enjeu majeur en terme de population, puisque 1 héraultais sur 4 vit sur le bord de mer, en terme économique, puisque l’activité touristique est  la 1e force économique du territoire avec 44 000 emplois et 1,5 milliards € de chiffre d'affaires, enfin en terme patrimonial, les héraultais et les touristes étant très attachés à cet espace fragile et convoité
Pour pallier la fragilité de son littoral face aux assauts de la mer, le Conseil général s’est lancé depuis 2007 dans un programme de défense et de valorisation de sa côte à travers des travaux de protection et de restauration des plages (soit un investissement de 100 M€ sur 5 ans dont plus de 20 M€ financés par le Département). Parallèlement, il s’engage dans des projets européens de recherche appliquée avec ses voisins méditerranéens (projets Beachmed depuis  2002 et Coastance aujourd’hui). Des opérations nées d’une prise de conscience et d’une volonté politique fortes dès le début des années 2000.
La prochaine étape pour le Conseil général sera l’élaboration d’un plan climat territorial en 2010 afin de « connaître, évaluer et s’adapter aux évolutions littorales actuelles et futures » dont les objectifs ont été soulignés fin 2009 à Copenhague.